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Harry Potter 7-2 est une trahison totale et scandaleuse du livre

M’étant laissé aller à livrer mon appréciation très critique de la projection d’Harry Potter 7 deuxième partie dans les commentaires de l’Express, je m’attendais certes à soulever quelques objections des fans hardcore, mais absolument pas à ce que des extraits de mon point de vue soient cités dans la revue des commentaires, et encore moins à ce que ma conclusion serve de titre à ladite revue : « Harry Potter 7 est une trahison totale et scandaleuse du livre »

Harry potter and the Deathly Hallows part 2Comme de juste, les expressnautes se sont jetés à bras raccourcis sur le sujet, ce qui peut se comprendre. J’ai donc rédigé et déposé un nouveau commentaire plus long et plus détaillé que les quelques phrases mentionnées dans l’article, et j’en publie une copie ici pour en garder une trace (j’en profite au passage pour rassurer les lecteurs inquiets : je précise qu’effectivement ma notoriété se limite pour l’instant à mon voisinage, ce qui heureusement ne m’interdit pas d’avoir des opinions, ensuite que j’aime bien Harry Potter en général, livres et films, mais que le « fan »atisme n’étant pas inclus dans mon patrimoine génétique, cela ne m’interdit pas d’avoir une approche critique des uns et des autres, et enfin, que je sais ce qu’est une adaptation, merci, et que c’est justement la raison pour laquelle j’ai émis cette opinion):

L’histoire d’HP est construite selon un mode narratif aussi ancien que la littérature sur une progression de genre épique, mais sa thématique est celle « christique » (que c’est pompeux) de la vertu de l’amour – amour altruiste qui protège, amour reçu qui renforce et encourage, l’ensemble de ces liens d’affection entre héros (au pluriel) formant la cohésion fondamentale de l’équipe des gentils contre les individus néfastes, lesquels n’ont que des alliances de circonstance fondées sur la crainte. On peut très bien se passer de toutes les péripéties imaginées par l’auteur pour amener ce thème à l’écran, ça, c’est de l’adaptation. Maintenant, supprimer comme cela a été fait, cette thématique axiale de l’oeuvre, c’est la trahir, c’est montrer à voir autre chose que ce que l’affiche prétend. En la forme, ce film est un médiocre opus relevant de l’heroic fantasy, le final est un mauvais remake de film de cape et d’épée, niveau série B. On peut discuter de la qualité littéraire de la série, mais s’il y a un seul message que JK Rowling tient à faire passer, c’est justement la supériorité du groupe oude l’équipe sur l’égoïsme et l’individualisme du mal (et c’est pour ça que HP ne réussit – dans le livres – jamais seul : ses victoires sont toutes des victoires collectives). Lire la suite…